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La maison du Général Schobert

L’une des propriétés les plus convoitées du village

Avec ses murs porteurs, ses communs, sa cour et un jardin donnant sur le “chemin allant du château à la chapelle Saint Martin”, cette demeure est devenue au 18ème siècle une résidence de campagne appréciée.

Un placement immobilier recherché de longue date

Ainsi en 1718, elle appartient à un bourgeois de Paris, Étienne Lamiral et à son épouse Marie Théroude. Puis en 1788, elle fait l’objet d’un achat, a priori spéculatif, par François Louis Guérin de Sercilly, qui dans le mois suivant revendra la propriétéà Catherine Bonnet dite “La Farre”.

Fils d’une famille de magistrats melunais, cet officier royal va vendre la même année le domaine de la Touretterie donnant sur la place de l’église. Son profil aventurier le conduira aussi bien à investir dans une fonderie innovante sur le Loing, que, comme émigré, à devenir armateur basé à Ancône sur l’Adriatique.

En 1791, ce sont deux Blandynois Jacques Pellegrin et Hyacinthe Fautrel, respectivement menuisier et serrurier, qui profitent des troubles révolutionnaires pour acheter la propriété via une vente judiciaire à Paris, sur poursuite de ladite La Farre. En 1793, ceux-ci s’empressent de la revendre à un bourgeois de Paris, Henry Pellet.

L’aura de propriétaires militaires de renom

En 1804, la propriété est acquise par un notaire melunais, Jacques Duverger, qui va y installer sa fille mariée à un capitaine mamelouk, Abdallah D’Asbonne dont le régiment est caserné à Melun.

En charge de la protection rapprochée de l’empereur, celui-ci est promis à une brillante carrière, alors même qu’il vient d’être accepté dans la Loge melunaise du Grand Orient dont le grand maître n’est autre que le maire de Blandy, Jean-Baptiste Jozon.

Les campagnes napoléoniennes vont éloigner Abdallah ; aussi en 1811, la propriété est vendue à Romain Gittard d’une notoire famille de charpentiers menuisiers blandynois ; ses deux frères détiennent déjà chacun une maison Grand Rue.

En 1816, le Général Baron Laurent Schobert achète la propriété après avoir également participé à la plupart des campagnes napoléoniennes. Il y passera les trente dernières années de sa vie. A son décès en 1846, ses cinq enfants revendront la maison.

En 1745, la parcelle n°2570 de la propriété appartenant à la Veuve Lamiral